Le crédit dédié pour les entreprises monte en chiffre

La situation économique de la France traverse certes une période de difficulté. Malgré tout, les entreprises ne cessent d’évoluer. Le nombre d’entreprises recourant au prêt pour entreprise et le chiffre emprunté par l’ensemble ne cessent de connaître une grande progression. Mais s’agit-il d’une véritable croissance professionnelle ou d’un signe de déficit au sein des entreprises ?

Des taux qui dépassent toute estimation

credit-entreprise-2Le chiffre brut des prêts octroyés aux entreprises en mois de juillet est à 906 milliards d’euros. Le taux de croissance par rapport à l’année dernière est de 5,4 %. Cette croissance soutenue ne concerne pas uniquement les entreprises à but lucratif. Les sociétés non financières ont également marqué une croissance de 5,5 % et 5,2 % en mois de mai et de juin. Il faut préciser qu’un tel rythme n’a été observé depuis l’année 2011. Les entreprises de toute nature recourent de plus en plus aux prêts que ce soit dans le cadre d’un lancement ou d’un redressement. Quoi qu’il en soit, une étude montre que la majorité des prêts concernent plutôt les projets à court terme que ceux à long terme. Les entreprises empruntent surtout pour leur trésorerie et donc leur fonctionnement courant. Les crédits de trésorerie ont connu une hausse de 9,4 % de juillet 2015 à juillet 2016. Par contre, les crédits pour les investissements à long terme ont augmenté de 4,2 % entre cet intervalle. Il s’agit entre autres des besoins financiers liés aux équipements nécessaires pour les activités de l’entreprise.

S’agit-il des réels besoins au cœur des entreprises ?

credit-entreprise3Certes, les entreprises ont besoin d’argents pour fonctionner. Est-il vraiment pour cette raison que le taux de prêts aux entreprises a beaucoup augmenté ? Une analyse du marché montre que cette progression est plutôt due aux manœuvres marketing des banques. Ces dernières proposent de plus en plus de conditions avantageuses pour pousser les entreprises à emprunter, même pour des besoins moins urgents et moins importants. La hausse du taux d’emprunt serait alors le fruit d’une nouvelle politique commerciale plutôt qu’un signe de reprise de croissance dans le monde des entreprises.

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