Déodorant : les sels d’aluminium causeraient-ils vraiment le cancer du sein ?

Une étude a été publiée dans l’International Journal of Cancer, ce lundi. Elle montre pertinemment que l’utilisation des déodorants peut être à l’origine des cancers du sein. Il s’agit plus précisément d’un ingrédient presque présent dans tous les déodorants commercialisés, en stick ou en aérosol, qu’est le sel d’aluminium. Faut-il alors accepter ses mauvaises odeurs pour rester loin du cancer ?

Pourquoi ce composant est-il dangereux ?

L’avis des médecins divergent encore sur les conséquences des sels minéraux sur la santé. D’un côté, les Suisses oncologue et chercheur André-Pascal Sappino et Stefano Mandriota affirment que le sel d’aluminium provoquerait les tumeurs au niveau du sein. Ce n’est pas un hasard si le nombre de femmes atteintes de ce cancer a considérablement augmenté ces 50 dernières années. Ils ont mené une étude in vitro sur les cellules mammaires mises en contact avec de l’aluminium. Ce dernier change les cellules normales en cellules malignes. Puis, ils ont mené une seconde étude sur les souris. L’aluminium cause des métastases et des tumeurs sur leurs cellules mammaires. Ils ont par conséquent déclaré que 80 % des tumeurs chez les femmes se trouvent sur le réseau lymphatique du creux de l’aisselle. C’est un réseau qui lie l’aisselle à la glande mammaire. De l’autre côté, un autre oncologue à Lausanne, le Dr Khalil Zaman remet en cause ces études. Il affirme qu’il n’existe pas encore jusqu’à présent une preuve formelle sur le lien entre les sels minéraux et le cancer du sein.

Devons-nous alors arrêter d’utiliser du déodorant ?

Il existe toujours une autre manière de se débarrasser des mauvaises odeurs comme des astuces naturelles. On peut utiliser de la pierre d’alun ou du citron. Même si la plupart des déodorants dans les supermarchés contiennent du sel d’aluminium, il existe dans les parapharmacies des produits sans alcool, sans paraben et sans sels d’aluminium. Quoi qu’il en soit, Bruxelles n’interdit pas encore l’utilisation de ces produits, faute de preuve cliniquement approuvée. L’agence du médicament ANMS n’interdit pas l’utilisation de sels d’aluminium, mais sensibilise les gens à l’utiliser à faible dose ne dépassant pas 0,6 %.

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